lundi 5 décembre 2011

Trêve hivernale

Et voilà, la saison 2011 est terminée. Plus de travail pour les 2 à 3 mois à venir, plus de vols, plus de ciels magnifiques à contempler, plus de lignes à compléter sur le carnet de vol...

Il y a un an environ, je rentrais en formation CPL IR ME. Voilà la première année passée en tant que pilote professionnel d'avion: mon rêve.

J'ai quitté le cessna 206 Thielert courant novembre et ai enchainé directement  avec la qualification de classe Pilatus PC6 porter turbo (comprenez turbine).

Et oui!!, je travaillerai la saison prochaine sur cette machine de rêve:
masse à vide: 1300 kg environ (MTOW: 2200 kg car modèle B2H2)
turbine PT6 A34 developpant 750 chevaux
capable de monter 9 paras en 12 minutes au FL140

Cet avion a une finesse de 15, c'est un véritable planeur!!
De plus, il a comme avantage d'avoir une sacrée défense moteur. Comprenez que, face à un moteur à piston, une réduction de régime provoque beaucoup plus rapidement une décélération sur trajectoire.

J'ai donc hâte de commencer, avec cet outil, ma saison 2012 sur Pau dans le sud ouest.
Qui plus est, je "change" de para puisque je vais larguer du sautant loisir et non les équipes de france militaire ainsi que du tandem en veux tu en voilà (baptême de chute libre: le moniteur est accroché derrière la personne). Je reviens donc au base puisque c'est de ce type de centre que je viens.

Autre avion, autre centre, autre région, autre ambiance, autres parachutistes, autres repas (miam miam le sud ouest), et surtout des revenus qui vont me permettre de vivre à peu près correctement (loin de ce que j'ai quitté, mais quand on aime...on ne compte pas)

Bilan: un peu moins de 4 ans après mon premier vol en avion, je suis à deux doigts (2 mois) de me retrouver au manche d'un Pilatus de largage!! Je ne m'en sort pas trop mal au vu du contexte économique mondial actuel....

PS: sachez que j'ai plus d'heures de vol passées les fesses sur le plancher d'un Pilatus (500h) que d'heures totales de vol au manche de tout avion confondu (400h)...comprenez ma joie...

A l'an prochain!! je rentre dans mon terrier pour 2 mois....je vais faire du gras pour l'année prochaine :)


samedi 15 octobre 2011

encore des pannes donc....encore de la détente

Je suis véritablement un "intermitteux du pilotage".... donc je blogue ...

Un GA8 Airvan (pas top pour faire du larguage...encore plus lent que le cessna)

Le Pilatus PC6 porter du CERPS (Gap Tallard). Celui-ci est un B2H4 avec une MTOW de 2800kg équipé d'une turbine A34

Un MS 733 croisé à Montpellier Candillargues

Et enfin, un petit bonjour à un collègue largueur en montée

lundi 26 septembre 2011

Bilan fin de saison

Nous voilà arrivés à fin septembre, la saison de para arrive gentillement à sa fin (fin octobre/novembre).
A ce jour, j'ai réalisé un peu plus de 110 heures de vol en larguage (dont 5h en début d'année pour moi sur un C172).
Cela vient du fait que le moteur Thielert (aujourd'hui Centurion) 4litres n'est pas au point pour faire du larguage (montée/descente).
De multiples pannes sont apparues tout au long de cette saison, principalement électroniques (gestion Fadec). C'est d'ailleurs l'avantage ou l'inconvénient de ce type de moteur: l'électronique prévient le pilote mais ne prévient-il pas trop??. Je m'explique: lorsque un des deux Fadec se met à clignoter (le Fadec A souvent puisque c'est ce le principal), tout fonctionne, vous savez que le Fadec B est là en secours, mais vous interrompez la séance de saut car il se passe quelque chose; mais quoi??.
Pour finir, ce moteur n'est pas, à mes yeux, un outil fiable pour travailler dans le parachutisme.

Par contre, pour croiser à longueur de journée comme le font les DA42 des différentes écoles de pilotage, ça à l'air de fonctionner et d'être fiable.

Donc, au final, lorsqu'on est payé à la rotation, on fait grise mine!!!!
Soyons clairs, l'année 2011 aura été plus que précaire pour ce qui du point de vue financier....
Je n'ai pas pu me faire plaisir aux commandes d'un avion comme je le désirais (et je sature en féculents...).

Je peux me plaindre de ma saison écoulée: 110 heures de vol, c'est trop peu (même s'il m'en reste à faire d'ici fin novembre, si toutefois, le moteur veut bien fonctionner...).
Une véritable saison de travail aérien commence à partir de 300 heures (tant du côté financier, que du point de vue "carnet de vol", à 33 ans il me faut avancer professionnellement)

Ceci dit, je connais beaucoup de personnes brevetées pilote pro, qui n'ont aucun travail dans l'aérien.
J'ai donc beaucoup relativisé cette année en me disant que je n'étais pas si mal loti.

J'ai également rencontré beaucoup de monde au détour du terrain de Gap Tallard ou j'ai bossé. Des pilotes largueurs de tous horizons, des pilotes privés avec des machines extraordinaires,...etc.

Voici quelques photos de différents appareils vus sur le terrain LFNA (Gap Tallard), principalement des avions de larguages.


Un pilote heureux

A  2minutes du larguage, soit au FL130

C'est parti mon kiki !!

La bête au sol

Deux des multiples avions de remorquage du terrain de Tallard, avec un Rallye train classique!! très rare!!

L'ancien Twin Otter du centre de para de Gap, vendu aux pauvres Emires du Dubai

Le V8 Mercedes 4litres de 320 chevaux dans toute sa splendeur

Le T6 des Ailes anciennes de Lyon Corbas en reconstruction. Notez le beau moteur en étoile de 650 chevaux...j'ai hâte de l'entendre chanter

Le Super Puma de la société Héli Union de passage

Les pales bananes, vous connaissiez??

Et la meilleure pour la fin, ma vieille Ford Escort sur sa dépanneuse dépannée...

samedi 28 mai 2011

mais trop de travail.....demande de la détente!!!!!

Allez zou!!!! j'en ai d'autres a récupérer!!!

Un p'tit saut à Lyon Corbas

seul dans un twin otter, c'est pas beau la vie????

Bon dieu que ça fait du bien!!!!

Bilan de ce mois de mai: environ 40 heures de vols, 20 sauts d'effectués.
Mon plan commence à prendre forme..... je plane à 20000m d'altitude
Prochain objectif: le FCL 1.200 et la qualification pilatus

et maintenant, le travail !!!!!

Alors, voici l'avion avec lequel je commence mon boulot de pilote pro: un cessna 206 moteur Thielert (le 4litres de mercedes developpant 320 chevaux environ), Avion 6 places (donc 5 paras...)

 LA zone secondaire de larguage située à Aspres sur Buech (le para champêtre, vous connaissiez???)

Comme cadre de travail, j'ai vu pire... 

 Le 206 est régulièrement utilisé, dans le monde, en tant qu'avion de brousse, alors pourquoi ne pas faire un peu de poussière à l'atterrissage

Le sud du terrain de Gap Tallard

Embarquez messieurs, destination 3800m!!!

Votre chauffeur peut même parfois sourire

quelques photos du stage CPL-IR en vrac

L'aéroport de Monptellier et ses 2 pistes que les elèves de la MAT, l'ESMA, et du SEFA connaissent pas coeur

L'aéroport de Perpignan et ces 2pistes convergentes, ainsi que sa procédure NDB artistique (son surnom est la Dali tellement elle est biscornue)

Heureusement, les Pyrennées sont la pour nous donner du baume au coeur

 Un coucher de soleil comme on en trouve sur la méditerannée

 Ma pomme en plein travail....

Pour une fois ou j'étais axé (chouffez l'ILS)

 Au tour de mon binome de s'arracher les cheveux

 Les joies de l'IFR....

 Moi, j'acheterais bien une maison au sommet de cette colline

 Allo la terre????, y'a quelqu'un???

L'IFR, c'est aussi un temps à aller chercher les grenouilles....

jeudi 3 mars 2011

session montpellier terminée!!

C'est en ce vendredi 25 février que j'ai obtenu ma qualification de vol aux instruments IR ME (multi moteur). Après 30 minutes de briefing avec l'examinateur, nous avons enchainé avec 2h de vol IFR pour un vol Montpellier-Carcassone A/R.
Je suis loin de ne pas avoir fait d'erreur minimes (autrement négligeables aux yeux de l'examinateur du SEFA) mais j'en ai faite une de taille: ne pas avoir enlever mon pull avant de rentrer dans l'avion...
C'est fou comme il peut y regner un micro climat lors d'un examen en place gauche.
Je suis devenu liquide au bout de 30 minutes de vol, et ce, jusqu'au touché des roues.

Les bouteilles de champagne ont donc coulées à flot jusque tard dans la nuit.
Ci-joint, une petite photo prise pendant l'apéro avec l'équipe d'instructeurs, mes binomes avec qui j'ai fait la formation, et le patron Jean Noel BOYER assis sur son PA34 seneca II.

Voilà, une page se tourne encore une fois après quelques rencontres sympathiques, et de l'expérience engrengée.

Prochaine session, le terrain de Gap Tallard, ou je vais commencer à gagner ma vie en pilotant: je vais larguer des paras, autrement dit, des copains.
Mon outil de travail??: un cessna 206 Thielert pour commencer, et ensuite le fameux Pilatus PC6 porter.